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15/03/2015 : Chronique-Preview de "Endless Forms Most Beautiful"
Nous espérons que vous avez apprécié notre track-by-track publié cette semaine ! Pour conclure, nous vous proposons notre chronique récapitulative de Endless Forms Most Beautiful, basée sur notre écoute de l'album le 9 février dernier.

Endless Forms Most Beautiful :

Au premier abord, cet album surprend par sa faculté étonnante à remettre en cause les rapports de force au sein du groupe.

Le premier morceau, "Shudder Before The Beautiful", est une bonne entrée en matière puisqu'il donne rapidement le ton et les priorités de l'album, tout en étant un des morceaux les plus plaisants de Endless Forms Most Beautiful. Il apparaît évident que Tuomas a fait preuve de plus de simplicité : tandis que les orchestrations sont moins présentes (le plus souvent, on les retrouve sur les refrains uniquement), les guitares redeviennent un élément central de la composition. On retrouve en effet les solos de guitare, devenus anecdotiques depuis deux albums, et un son sans concession, de nouveau plus heavy. En résulte un titre très catchy (mené par Floor seule au chant) et engageant pour la suite de l'écoute. Et d'ailleurs, bien qu'il s'agisse d'une des pistes les plus longues de l'album, on est surpris de la vitesse à laquelle passe ces six premières minutes.
La suite de l'album se situe dans cette bonne moyenne, quoiqu'un peu en dessous de cette mise en bouche. Les traits sont soulignés : il y a effectivement plus de guitare, plus de clavier, plus de simplicité, moins d'orchestration, mais également un peu moins de Marco au chant. Au cours de l'écoute, il m'apparaît progressivement évident que cet album se présente comme une sorte de chaînon manquant entre Once et Dark Passion Play.

Sur le plan des ambiances, la diversité est préservée et on distingue plusieurs ambiances : celtique ("Edema Ruh" et surtout "My Walden" dont la seconde partie instrumentale est très enthousiasmante), arabisante ("The Eyes of Sharbat Gula"), ou encore un mélange surprenant faisant penser (après une seule petite écoute) à de la country et du flamenco ("Weak Fantasy"). Troy est bien sûr en grande partie responsable de ces tendances et on peut sans doute lui imputer la présence de flûte, percussions (bodhran), violon, mais aussi d'un nouveau type de chant, plus feutré, utilisé en voix principale (notamment un côté troubadour qui m'a rappelé l'ambiance de "The Bard's Song" de Blind Guardian sur "My Walden") ou dans des chœurs masculins (en particulier sur les titres d'inspiration celtique mais pas seulement). Au final, Troy aura posé sa marque sur une bonne moitié de titres de cet album.

La guitare et le clavier sont les deux instruments qui réveillent le plus les souvenirs : au cours de l'album, il m'est arrivé régulièrement de penser à d'anciens titres comme "Dark Chest Of Wonders" (en particulier son introduction), "Slaying The Dreamer" (avec ses guitares lourdes et les riffs très directs de Emppu), "Sacrament Of Wilderness" (battle de solo clavier/guitare). Tuomas varie les ambiances au clavier en alternant des sonorités anciennes (plus proche du synthétiseur) et des sonorités plus récentes (piano classique). Les lignes de guitare sont vraiment l'aspect incontournable de Endless Forms Most Beautiful : lorsqu'elles ne sont pas heavy (comme par exemple dans le titre éponyme "Endless Forms Most Beautiful") ou mises à contribution dans des solos ("Shudder Before the Beautiful", "Alpenglow") dont on avait fini par faire le deuil sur les deux derniers albums, elles sont atmosphériques, planantes, feutrées, comme c'est notamment le cas sur "Our Decades in the Sun" qui m'a rappelé les ambiances sonores de certains titres de Pink Floyd ("Marooned") ou Dire Straits ("Brothers In Arms").

Du côté de la batterie, Kai se révèle être une parfaite doublure de Jukka sur cet album : à l'issue de cette écoute, rien ne présage à priori d'un changement de musicien derrière les fûts. Mon intérêt s'est d'ailleurs porté sur le jeu de batterie de "Yours Is an Empty Hope" dont une séquence mid-tempo de ce morceau n'était pas sans me rappeler le final de "Beauty Of The Beast". Par ailleurs, la basse de Marco se distingue très nettement sur le morceau "My Walden", mais se révèle plus en retrait sur le reste de l'album.

Pour finir sur le plan instrumental, le chant est sans doute l'aspect offrant le moins de surprise. Floor n'est pas exactement là où je l'attendais : elle est souvent utilisée dans un registre similaire à celui d'Anette, et rarement dans un registre purement lyrique, mais elle fait tout de même preuve de diversité (quelques mises en scène ici ou là, notamment une voix de cow-boy sur "Yours Is an Empty Hope", un final très convaincant sur "Edema Ruh" ou ses nombreuses variations sur "Alpenglow"). Sur ce plan, on est plutôt resté dans l'ère post-Tarja avec un chant généralement plutôt pop ou rock. De prime abord, Marco semble moins présent en lead-singer sur cet album (à priori, pas plus d'un morceau sur deux).

Les chœurs sont présents, toujours utilisés à bon escient, donnant un peu de profondeur à un album un peu plus sobre que ses prédécesseurs, et rappelant que Dark Passion Play et Imaginaerum ne sont pas complètement de l'histoire ancienne : "Elan" représente bien cette tendance même s'il s'agit d'un premier single un peu moins convaincant que "Storytime". La plupart des chœurs s'appuient sur ceux de Floor et Marco, mais également sur ceux de Troy, ainsi que sur des chœurs d'enfant ("Our Decades in the Sun" et "The Eyes of Sharbat Gula"). Au final, le chant est sans doute le point le plus difficile à évaluer après une unique écoute de l'album.

Reste à évoquer "The Greatest Show on Earth" qui est un monument à lui tout seul ne serait-ce que par sa longueur inégalée dans le discographie du groupe. Tuomas signe un morceau très dramatique, au sens de la mise en scène : les bruitages nombreux (le choc des astres, les pierres qui s'entrechoquent, les animaux, le bruit des vagues...) et les interventions narratives de Richard Dawkins (dont on a eu un avant-goût sur "Shudder Before the Beautiful") ponctuent les différentes parties. Entamée sobrement au piano seul, puis agrémentée d'une flûte et de nappes de clavier rappelant l'époque Century Child, l'histoire est doucement déroulée et le morceau gagne en intensité : le duo Floor et Marco occupe l'espace, sur fond de guitares de plus en plus imposantes et lourdes. Ce titre est une des rares occasions pour Floor d'utiliser sa voix lyrique. Si "The Greatest Show on Earth" s'impose automatiquement comme une des pièces maîtresses de l'album par sa longueur, son propos et sa construction, le titre ne se révèle pas pour autant le plus incontournable de l'album musicalement.

Contrairement à ses prédécesseurs, et malgré sa simplicité, force est d'admettre que Endless Forms Most Beautiful est un album de 78 minutes difficile à appréhender dès la première écoute. Bien qu'il se dégage une volonté évidente de revenir à d'anciennes recettes de Nightwish (guitare omniprésente, son plus heavy, Marco plus en retrait, moins d'orchestration), l'album ne tourne pas le dos aux choix que le groupe a été amené à faire plus récemment (chant pop, inspiration celtique et folklorique, album de plus en plus long). Avec l'arrivée de Troy et Floor, deux personnalités très appréciées pour différentes raisons, peut-être enfin verra-t-on une réconciliation des fans de Nightwish, toute époque confondue.

13/03/2015 : Shudder Before The Beautiful !
Histoire de conclure joliment notre semaine spéciale "Endless Forms Most Beautiful", découvrez dès maintenant "Shudder Before The Beautiful", le premier titre de l'album !

http://www.hs.fi/mainos/advertoriaali/nightwish/

N'oubliez pas de (re)lire notre track-by-track de l'album publié tout au long de cette semaine !

13/03/2015 : Track-by-track 5/5
Toute la semaine, découvrez la description de deux morceaux du prochain album de Nightwish !

10 THE EYES OF SHARBAT GULA 6:03
Nightwish semble prendre l’habitude depuis « Dark Passion Play » de nous offrir un titre instrumental sur chaque album. Pour cet album, ce sera donc « The Eyes Of Sharbat Gula ». En fait, Tuomas n’avait pas prévu de faire de ce morceau un instrumental, et avait écrit des pages et des pages de paroles, tant le sujet est intéressant, mais aucune ne semblait convenir. Finalement, Troy lui suggéra l’idée de se passer de parole. Dont acte. Cet instrumental plante dès les premières secondes l’ambiance arabisante qu’on pouvait attendre, et suit une structure proche du morceau « Dreamtime » tiré de l’album « Music Inspired By The Life And Time Of Scrooge », l’album solo de Tuomas : un même air répété tout au long du morceau mais avec de très nombreuses variantes et une intensité sans cesse modulée. Au début, c’est au piano et avec l’orchestre, puis c’est avec les flûtes et les choeurs de Troy, toujours soutenu par un orchestre très présent. Ce sont finalement des choeurs d’enfants qui viennent s’ajouter à la mélodie principale. Un morceau définitivement envoûtant.

11 THE GREATEST SHOW ON EARTH 24:01
Et voici la pièce maîtresse de l’album. 24 minutes de musique, un nouveau record pour Nightwish (et dire que la première version envisagée par Tuomas faisait plus de 35 minutes !). Un nouveau monument dans la carrière du groupe que nous vous conseillons d’écouter avec un casque audio pour en ressentir toutes les ambiances. 
(Nous avons découpé le morceau selon le nom des cinq chapitres qui la composent, sans toutefois avoir l’assurance d’avoir « coupé » au bon endroit, puisque nous ne disposions pas de cette information)

Chapitre 1 : 4.6
La première partie est une très jolie mélodie jouée au piano, en solo au début, puis rapidement rejointe par plusieurs violons. Pas d’orchestre à foison ici, juste un piano et des cordes. Une entrée très très jolie. Pendant ce chapitre, plusieurs explosions retentissent : le choc des astres, la nature qui s’éveille… L’orchestre se manifeste parfois de façon plus intensive, mais le piano reste l’instrument maître de ce premier chapitre.

Chapitre 2 : Life
Floor fait son apparition ici avec de douces vocalises : ce sera la seule fois sur l’album qu’elle utilisera sa voix « opéra », le groupe ayant testé ce style de chant sur les autres morceaux et ne l’ayant pas trouvé adapté. La batterie fait son apparition, puis Troy également. Mine de rien, nous sommes déjà à 5 minutes de musique. Le décor est posé, et Richard Dawkins commence un court monologue : « After 700 millions years… ». Le biologiste a donné le départ, et tout explose ! Tout le groupe et l’orchestre reprennent l’air du chapitre 1, en version très « punchy » qui vous fera frissonner. On arrive au moment « classique » du morceau : couplet (dans lequel Floor prend une voix particulièrement sombre), refrain (très entêtant et chanté par Floor et Marco qui terminent par un grand « The greatest show on Earth !! »), couplet, refrain, puis un pont instrumental tout aussi efficace. Le refrain est repris une nouvelle fois par Floor seule, presque a capella, puis de nouveau par tout le groupe, jusqu’à un dernier « the greatest show on Earth !! ». Enormes frissons !

Chapitre 3 : The Toolmaker
Déjà dix minutes de musique ! Ce chapitre est introduit par des percussions, des choeurs et les synthés de Tuomas. Une surprise arrive en même temps que l’orchestre : on entend de nombreux animaux qui accompagnent la musique : oiseaux, singes, éléphants, lions, toute l’arche de Noé est de la partie. Marco redonne de la voix, puis reprend avec Floor l’air précédent. Un nouveau pont instrumental précède un énorme coup qui relance la musique à fond et le refrain est repris de plus belle deux fois. Quelle présence ! Ce chapitre se termine par la répétition de « We are here » par Floor et Marco… 

Chapitre 4 : The Understanding
Le quart d’heure de musique est dépassé quand on bascule dans le quatrième chapitre. Bercé par le bruit de l’eau, le duo de piano et de cordes fait son retour, puis le groupe revient progressivement : Troy déjà, puis Kai et enfin Richard Dawkins, qui lit une de ses plus célèbres citations : « We are going to die, and that makes us the lucky ones. Most people are never going to die because they are never going to be born. The potential people who could have been here in my place but who will in fact never see the light of day outnumber the sand grains of Arabia. (…) »
L’orchestre reprend ensuite les rênes et on bascule doucement vers le final. 

Chapitre 5 : Sea-Worn Driftwood
Vingt minutes de musique se sont écoulées et les dernières minutes seront très, très calmes : on entend la mer, les vagues, les chants de baleines… C’est un final très apaisant, dans lequel Richard Dawkins prend une dernière fois la parole pour réciter la fameuse citation de Charles Darwins que Tuomas a cité plusieurs fois : 
"There is grandeur in this view of life, with its several powers, having been originally breathed into a few forms or into one; and that, whilst this planet has gone cycling on according to the fixed law of gravity, from so simple a beginning endless forms most beautiful and most wonderful have been, and are being, evolved.
Le morceau s’achève alors et s’endort doucement, bercé par les vagues. 

12/03/2015 : Track-by-track 4/5
Toute la semaine, découvrez la description de deux morceaux du prochain album de Nightwish !

08 EDEMA RUH 5:15
A la première écoute de ce morceau, on comprend vite pourquoi « Edema Ruh » était initialement envisagé comme premier single de l’album : ne serait-ce que par son refrain très accrocheur et qui reste vraiment en tête, même un mois après l’avoir écouté ! L’introduction, aux claviers puis aux guitares, amorce un morceau aux couplets très doux, parsemés de petits coups de cymbales, et ce refrain qu’on aura vite fait de chanter : « We are the Edema Ruh… ». Le pont offre une place une nouvelle fois majeure pour les guitares, avec ici un son assez « root » très appréciable. Troy est de retour au chant et avec sa cornemuse, et on s’imagine très vite l’ambiance des « Edema Ruh » décrite dans les livres dont s’inspire le morceau. Après deux répétitions du refrain, Troy termine seul la chanson. Un coup de coeur après une unique écoute, mais peut-être parce qu’il s’agit sûrement de l’un des titres les plus faciles d’accès de l’album. 

09 ALPENGLOW 4:45
Pas de nouvel élément dans cette chanson ni de surprise, mais une preuve irréfutable que Tuomas sait composer des morceaux « simples » qui deviendront vite incontournables. Après une intro dirigée par les synthés (très présents également dans cet album) puis accompagnés par la batterie de Kai, le morceau monte encore crescendo avec Floor puis tout le groupe pour reprendre l’air très entêtant de « Alpenglow ». « Once Upon A Time… » chante Floor pour introduire des couplets agréables et un refrain efficace. Le pont musical offre une nouvelle fois une place de choix aux guitares d’Emppu et aux cornemuses de Troy, puis c’est finalement Floor qui reprend, d’abord doucement, l’air principal, puis, bercé par plusieurs changements de rythme, le refrain est repris deux fois à pleine puissance, jusqu’à un final particulièrement classe !

11/03/2015 : Track-by-track 3/5
Toute la semaine, découvrez la description de deux morceaux du prochain album de Nightwish !

06 MY WALDEN 4:38
Troy est présent dans cet album (on le retrouve sur 8 morceaux), mais c’est peut être sur « My Walden » qu’il y tient l’un de ses meilleurs rôles : c’est d’ailleurs lui qui commence le morceau en chantant (notamment en gallois). Le morceau est très classique dans sa structure (couplet, refrain, couplet, refrain, pont…) mais cela fonctionne à merveille. Le refrain est très dansant, accrocheur et entêtant, pour un morceau qui flirterait presque avec le folk metal. Un morceau très simple aux premiers abords mais qui laisse vraiment une très belle impression et surtout l’envie de le réécouter de suite. Très certainement un morceau coup de coeur pour beaucoup !

07 ENDLESS FORMS MOST BEAUTIFUL 5:07
Le morceau qui a donné son nom à l’album est redoutablement efficace. L’introduction peut rappeler une nouvelle fois « Storytime », avec toujours ces guitares aussi présentes. Floor nous offre même un petit « Rendez-vouuus » (en français dans le texte !). La structure ne change pas (couplet/refrain etc), et l’orchestre retrouve sa suprématie durant le pont, rapidement suivi par des choeurs et toujours les guitares d’Emppu, parfois même dans un son un peu 80’s ! S’en suit une petite pause, calme, puis la reprise du riff et de la batterie. Ce genre de procédé « crescendo » est utilisé plusieurs fois dans l’album, et ça fonctionne toujours aussi bien. La chanson se termine par un dernier refrain qui donne tout de suite envie de réécouter ce morceau. A noter que l’édition collector EarBook contiendra, sur le mini-LP bonus, une version alternative de ce morceau, comme ce fut le cas pour « Élan ».

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A NE PAS MANQUER :
EFMB
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CALENDRIER NIGHTWISH :
27 Mars 2015 :
Sortie de l'album "Endless Forms Most Beautiful"
09 Avril 2015 :
Début de la tournée US.
 
CONCERTS FRANCAIS DE NIGHTWISH :
20 Juin 2015 : Clisson (HELLFEST)
23 Novembre 2015 : Lyon (Halle Tony Garnier)
25 Novembre 2015 : Paris (Bercy Arena)
26 Novembre 2015 : Toulouse (Le Zénith)